Energies nouvelles

 
Pas de pétrole mais beaucoup d’idées !!!!!
 
 

 

 

Smit (www.s-m-i-t.com) ©
Du solaire à la place du lierre…

Une société américaine spécialisée dans la conception durable développe actuellement un projet baptisé "Grow". Une solution novatrice qui produit de l’énergie en utilisant les apports du soleil et du vent, sous la forme d’un lierre solaire à installer sur les façades. Détails et explications en attendant la livraison des premiers modèles.

Rencontre avec une plante grimpante d’un nouveau type… Pour l’instant encore au stade de prototype, vous la trouverez sur la façade des bureaux de ses inventeurs et bientôt à Greensburg dans le Kansas aux Etats-Unis. Car "Grow" n’est pas du lierre, contrairement à ce qu’on pourrait croire de loin, ni une plante tout court d’ailleurs. "Grow" fournit en fait une énergie hybride à partir des rayons du soleil et de la force du vent. Il est le fruit du travail des new-yorkais Smit (Sustainably minded interactive technology). Alliant ainsi les atouts de l’éolien et du solaire, il se présente sous la forme de petites feuilles grimpantes à accrocher aux façades des immeubles.

"Grow répond aux critères de qualité de vie actuels – environnement, santé, dépendance à l’énergie – en fournissant un produit qui adhère aux valeurs d’éco-responsabilité", annonce Teresita Cochran, cofondatrice de Smit. Grow ("croissance" en Français) respecte ainsi le cycle de vie éco-responsable d’un produit qui utilise "des matériaux recyclés et doit être lui-même recyclable en fin de vie afin de minimiser son impact sur l’environnement."

Comment ça marche ?

La conception de Grow combine des technologies photovoltaïques et piézoélectriques*. La première capte la chaleur du soleil quand la seconde profite de la force du vent pour générer de l’énergie. Ce système produisant de l’électricité à partir de la force solaire et mécanique existe pour l’instant en deux versions : Grow.1 et Grow.2. "Elles présentent des différences techniques mais peuvent s’adapter à tous types de bâtiments et climats régionaux", explique-t-on chez Smit.

Développé en 2005 par Samuel Cabot Cochran pour sa thèse en "projet de design industriel", Grow.1 utilise de minces films photovoltaïques et des générateurs piézoélectriques superposés à une encre conductrice "encapsulée dans des couches de fluoropolymères." Cette première version a déjà attiré l’attention puisqu’elle est actuellement présentée au MoMA (Museum of Modern Art) de New-York, dans le cadre d’une exposition explorant les relations entre design et science.

Cotte de maille photovoltaïque

Grow.2 est quant à lui conçu tel un "système de maille en acier inoxydable", fabriqué par la société allemande Carl Stahl. Cette grande "cotte de maille" photovoltaïque est censée permettre aux plantes grimpantes comme le lierre d’envahir les façades des immeubles sans endommager les bâtiments eux-mêmes, "un problème typique de nombreux jardins verticaux", selon ses concepteurs. Ceux-ci expliquent que leur solution "est constituée de feuilles 100% recyclables en polyéthylènes." Ici aussi, les cellules solaires sont en film photovoltaïque flexible et s’adaptent à tous types de bâtiments.

A quand une application de Grow sur du résidentiel ou des grands projets d’architecture ? "Il faudra attendre encore un peu pour cela car pour l’instant, le projet Grow est au stade de prototype et subit des tests visant à permettre sa commercialisation", nous dit-on chez Smit. Il faudra donc peut-être attendre fin 2008, début 2009 pour une utilisation résidentielle.

*La piézoélectricité est la propriété que possèdent certains corps de se polariser électriquement sous l’action d’une force mécanique et, réciproquement, de se déformer lorsqu’on leur applique un champ électrique.

Smit ©

Polyéthylènes

Grow.2 "est constituée de feuilles 100% recyclables en polyéthylènes."

(Article extrait de Maison à part Laurent Perrin (12/03/2008)

Smit ©

Grow.1 utilise de minces films photovoltaïques et des générateurs piézoélectriques superposés à une encre conductrice "encapsulée dans des couches de fluoropolymères".

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