Maison atypique !!!

 
Vingt-huit ans à bord d’une maison flottante
 
 

Jean-Patrice et Florence ont posé leurs valises il y a vingt-huit ans à bord d’une maison flottante. Amarrée sur les bords de Seine, à seulement une quinzaine de kilomètres de Paris, l’habitation, à mi-chemin entre le bateau et la péniche, offre un cadre de vie exceptionnel…

 

  

Sur l’eau, ils sont dans leur élément. Depuis qu’ils ont quitté Paris en 1981, Jean-Patrice et Florence se sont toujours débrouillés pour vivre à son contact rapproché. Un choix qui les a conduits à vivre dans deux maisons atypiques : d’abord un moulin situé dans le lit d’une rivière, puis sur une barge hollandaise amarrée sur les quais de la Seine, dans l’ouest parisien. Après vingt-huit ans de vie sur l’eau, le couple apprécie d’ailleurs toujours autant les moments passés à bord : "le soir, c’est toujours un vrai bonheur de rentrer à la maison", confie Jean-Patrice. "Ce qui est appréciable, poursuit-il, c’est que nous sommes en pleine nature, dans un environnement calme, mais sans pour autant être loin de la ville". Un attachement immédiat à cette maison, alors même qu’ils n’en ont pas été les premiers propriétaires…
 

   
Pour l’anecdote, c’est l’actrice Isabelle Adjani qui fut la première à monter à bord en 1975. A l’époque, la barge n’abrite qu’une petite maisonnette de 70 m2. Souhaitant y vivre, la star décide de la faire élargir et surélever, mais n’y habitera finalement jamais. Intéressé par la création de ces nouveaux volumes et par la nouvelle surface disponible, près de 200 m2, un architecte s’en porte acquéreur. Après plusieurs années passées sur l’eau, il finit lui aussi par s’en séparer au profit de Jean-Patrice et Florence qui s’approprient à leur tour l’endroit en réalisant deux extensions.

L’eau, "une présence rassurante"

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DR ©

Les pièces ayant été rajoutées au fur et à mesure, l’habitation comporte à l’intérieur des demi-niveaux ainsi qu’un grand nombre de coins et de recoins. Une partie de l’espace du salon se retrouve ainsi occupé par un podium lui-même dominé par un puits de lumière. Un ensemble architectural qui reste, malgré ce plan compliqué, "très agréable à vivre" et qui a pu être aménagé comme une habitation traditionnelle. Le premier niveau abrite les pièces à vivre (cuisine, salon, salle à manger), un bureau et une chambre parentale avec salle de bains attenante tandis qu’au deuxième niveau, l’espace se répartit entre quatre chambres et une salle de bains.

Contrairement aux péniches qui n’acceptent que des hublots en façade, l’habitation a pu être agrémentée de grandes baies vitrées. Un véritable atout puisque, grâce à elles, non seulement les pièces lumineuses mais, en plus, les occupants bénéficient d’une vue dégagée sur l’extérieur, sur le jardin mais aussi et surtout sur la Seine. "L’eau fait partie intégrante de notre vie quotidienne, commente Jean-Patrice. Quelle que soit la pièce où nous nous trouvons, elle ne nous quitte pas et sa présence, même si cela peut paraître surprenant, a quelque chose de rassurant".

Une vigilance accrue

Une proximité qui, malgré tous ses côtés positifs, oblige les propriétaires à prendre quelques précautions particulières. Lorsque leurs trois enfants étaient en bas-âge, Florence et Jean-Patrice ont ainsi été contraints d’installer des filets tout autour de l’habitation. Une mesure, certes inesthétique, mais qui leur a permis d’éviter les accidents. Côté entretien, la seule vraie contrainte qui se pose est celle du "carénage". L’opération, à réaliser obligatoirement tous les dix ans, consiste à sortir la barge de l’eau afin de nettoyer et repeindre sa coque. Bien sûr, habiter dans une maison flottante impose également une plus grande vigilance que dans une habitation traditionnelle. Il faut, par exemple, surveiller en permanence qu’il n’y a pas de fuite d’eau ou que de l’eau n’est pas en train de croupir dans le fond de la barge. Pour le reste, assure le maître des lieux, "aucune différence". De quoi rassurer les futurs propriétaires…
  

 


A présent à la retraite, Jean-Patrice et Florence ont en effet récemment décidé de se retirer en Bretagne et se sont résignés à mettre en vente leur maison. Une décision prise à contre cœur mais rendue plus facile à accepter par la présence de la mer à seulement quelques kilomètres de leur nouveau domicile !

maison à part : Céline Chahi (28/05/2009)

 

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