Huit conteneurs pour une maison hors du commun

Huit conteneurs pour une maison hors du commun

Manuel Djamdjian – Photographe (manudjam@wanadoo.fr) ©

En aménageant minutieusement huit conteneurs récupérés et en les combinant, Patrick Partouche a conçu une maison familiale lumineuse de 240 m2. Généreuse, originale et accessible, la maison attise la curiosité…

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Main dans la main avec les futurs propriétaires, Patrick Partouche imagine une maison lumineuse et chaleureuse. « Ils tablaient sur une surface de 130 m², je les ai convaincus de passer à 240 m², soit huit conteneurs sur deux niveaux » explique-t-il. Pour ne pas dépasser leur budget, l’architecte propose au couple de terminer lui-même l’aménagement de deux des conteneurs : ceux destinés au garage et à la chambre d’amis. « Il s’agit de travaux très simples à mettre en œuvre, et de finitions » précise-t-il.

Des grandes baies vitrées en double vitrage sont installées aux extrémités de chaque conteneur. Imaginées au départ en aluminium, certaines sont finalement en PVC, pour des raisons de budget. « Un provisoire qui dure, car le résultat se marie bien avec le style industriel de la maison » explique l’architecte.

La tôle épaisse et solide des conteneurs est un atout pour la structure de la maison. Seul bémol : la conductivité du bruit par le métal, qui nécessite une isolation très stricte. Au sol, le parquet d’origine des conteneurs est conservé, poncé et peint. « C’est un plancher très costaud, qui coûterait cher dans une maison neuve » affirme Patrick Partouche.

Les portes des conteneurs ont été modifiées, et jouent à présent le rôle de véritables fermetures de sécurité pour la maison. « Selon la position qu’elles prennent, elles font vivre la maison, peuvent servir de brise-soleil, etc. » explique l’architecte. A l’intérieur, les chutes de tôles sont utilisées pour créer des éléments décoratifs, comme un paravent.

Une maison pas si classique

Côté look, la maison en conteneurs ne fait pas que des amateurs. Le voisinage, curieux, n’a pas toujours bien accueilli la poussée fulgurante de la bâtisse. L’architecte a dû également jouer avec les contraintes du plan local d’urbanisme (PLU) de la commune, qui lui impose des bardeaux en terre cuite, de couleur rouge bordeaux, pour le toit et la façade.

« Nous avons opté pour une toiture en damier sans faîtage, totalement atypique, et un bardage sur des parties seulement des façades » explique Patrick Partouche. Le résultat, surprenant, donne à la construction l’aspect d’une maison plus traditionnelle.

Patrick Partouche / 2010 – 2011 ©
Les conteneurs ont été récupérés puis aménagés individuellement en atelier (création d’ouvertures, de cloisons, branchements électriques, isolation, etc.), puis transportés sur le lieu du chantier à dos… de camion !
 
 
 
 
Installation de la toiture le troisième jour de chantier. Elle sera ensuite à moitié recouverte de bardeaux en terre cuite de couleur bordeaux, créant une surface « à trous » atypique.
 
Manuel Djamdjian – Photographe (manudjam@wanadoo.fr) ©
Les ouvertures des conteneurs ont été conservées. Elles servent à la fois de volets et de brise-soleil. Outre leur aspect sécuritaire, elles apportent du mouvement à la maison, en fonction de leur position.

On remarque également que les barres de métal qui fixent entre eux les conteneurs sur un bateau ont été conservées.

 
 
La fenêtre de la salle de bains, en PVC, devait être provisoire. Mais son style se marie bien avec le côté industriel de la pièce – en particulier, grâce au hublot de bateau qui y est installé !

Sur le bas de l’ouverture, une peinture noire apporte un jeux de lumière lorsque le soleil y tape.

 
Une mécanique bien huilée

« On peut tout faire avec des conteneurs, mais pas n’importe quoi » soutient l’architecte. Encore plus que pour une construction classique, le travail de conception est très minutieux : dans un atelier, les conteneurs sont aménagés, isolés, découpés, équipés d’ouvertures, etc. Ils sont ensuite livrés sur le terrain, et la maison est montée en à peine… trois jours ! Autant dire qu’aucune modification n’est possible sur les conteneurs après leur sortie de l’atelier. « On est plus proche de la mécanique, comme pour une voiture, que de la construction » plaisante Patrick Partouche.

 
Batiactu 

Rouba Naaman-Beauvais (25/05/2012)

 
 
 
 
 
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