NOEL

   

Les crèches de Noël, symboles et traditions ?
 

TRADITION DE LA CRÈCHE DE NOËL  

 Sens de la crèche de Noël

La crèche de Noël nous aide à vivre le sens de Noël en nous montrant que Dieu a pris notre condition humaine et comment à voulu naître le fils de Dieu pauvre parmi les pauvres.  La crèche  peut être l’occasion de prier en famille pendant le temps de Noël et de passer dans une église avec les enfants pour regarder la crèche et se recueillir devant elle. 

La crèche de Noël est une tradition catholique. Elle existe en Italie , France, Espagne, Portugal, Irlande, Pologne. La tradition de la crèche n’existe pas dans les Églises et les régions orthodoxes et protestantes.

2. Origine de la crèche de Noël – Crèches d’église 

Le mot "crèche" signifie une mangeoire pour les animaux. Selon l’évangile de Luc (2/7), Marie a déposé l’enfant Jésus dans la crèche de l’étable où Joseph et elle avaient trouvé refuge. Par extension, le mot crèche désigne l’étable ou la grotte ou est né Jésus. 

Selon la tradition, la crèche de Noël aurait été instituée par St François d’Assise, En 1223 il organisa une scène vivante de la crèche avant de célébrer la messe de Noël. 

L’origine des crèches d’église n’est historiquement pas très claire. La première crèche avec personnages remonte à 1283 et fut commandée par le Pape Onofrio IV. les Jésuites réalisent des crèches d’église, notamment à Prague en 1562, qui figurent parmi les plus anciennes connues.

Les personnages sont ceux que l’on voit dans les évangiles : Marie, Joseph, l’enfant Jésus, les bergers avec leurs moutons. La tradition, suivant l’évangile apocryphe du Pseudo Matthieu (6e ou 7e siècle), y a ajouté l’âne et le bœuf qui ne sont pas présent dans le récit de St Luc.  

 
 

ASPECT ŒCUMÉNIQUE ET INTERRELIGIEUX

1. Noël pour les orthodoxes 

 Dès le IVème siècle, les Églises d’Orient célébraient la naissance de Jésus le 6 janvier. Cette fête commémorait à la fois la manifestation de la naissance du Christ aux bergers et aux mages et la manifestation du Christ à son baptême. C’est la fête de la manifestation de Dieu. Elle marquait aussi le retour de la lumière divine.

 Actuellement,  les patriarcats de Constantinople et d’Antioche et l’Église de Grèce  célèbrent la naissance de Jésus et la visite des mages le 25 décembre parce qu’ils ont adopté le calendrier grégorien. Les Églises russes, serbes, arménienne, copte et éthiopienne célèbrent la naissance de Jésus et la visite des mages le 7 janvier (13 jours après le 25 décembre), parce qu’elles ont gardé le calendrier julien.

Dans l’orthodoxie, la préparation à Noël est une période de jeûne, c’est un carême. En effet, les plus grandes fêtes sont préparées par un temps de jeûne. La veille de Noël revêt un caractère tout aussi important que le jour même, elle est principalement marquée par le jeûne.

La crèche n’est pas traditionnelle dans les églises orthodoxes. 

 2.  Noël pour les protestants

Les Églises protestantes ont trois cultes pour Noël : la nuit, à l’aube et le matin de Noël qui tous les trois peuvent inclure la célébration de la Cène.

En 1560, au moment de la Réforme, les protestants se refusent à représenter la Nativité par une crèche comme les catholiques. Ils préfèrent développer la tradition du sapin de Noël, arbre qui symbolise le paradis d’Adam et Ève et la connaissance du bien et du mal.

3. Jour de Noël et la naissance de Jésus pour les musulmans  

Le Coran (Sourate III, verset 42/47) affirme que Jésus est né d’une vierge miraculeusement. En effet, Mahomet connaissait  la naissance de Jésus par un évangile apocryphe

En France, les familles musulmanes fêtent souvent le jour de Noël pour les enfants. Mais, en principe, un musulman ne doit pas célébrer une fête religieuse non-musulmane.

4. Jour de Noël et temps de Noël pour les juifs

Les familles juives ne célèbrent pas le jour de Noël, mais elles ont également une fête à célébrer en décembre, c’est   Hanouka, la fête des lumières. Pendant cette fête, chacun allume une bougie d’un chandelier à huit branches, chaque soir de la semaine. Pendant Hanouka, on s’échange aussi un cadeau par jour pendant huit jours.

(Source d’informations  Diocèse de Nanterre)

 

Souvenirs chrétiens à Bethléem

Dans les année 1960, des archéologues israéliens scrutaient le sol de Bethléem afin d’en repérer le site antique. Loin d’être établi sur la hauteur au nord-ouest de la basilique actuelle, le village israélite se trouvait tout autour de cette basilique, surtout dans la région sud-ouest de celle-ci. Des vestiges abondants ne laissent guère de doute à ce propos. Ainsi la grotte vénérée comme lieu de naissance du Christ n’est pas dans la campagne, mais bien à l’intérieur du village lui-même, ce qui semble plus normal.
 

La basilique de la Nativité, à Bethléem
(photo © BiblePlaces.com)

     L’histoire de la Grotte de la Nativité, sous la Basilique, nous est assez bien connue. Si Luc ne mentionne qu’une crèche comme lieu de naissance de Jésus (Lc 2,7), le plus ancien témoin après lui, S. Justin, vers l’an 150, parle d’une grotte servant d’écurie. La tradition ne retint plus que cette seule précision, qui ne contredit pas la note de Luc : toute la région de Bethléem est formée d’un massif de calcaire tendre troué de nombreuses grottes servant d’habitations ou d’étables. Les récents sondages ont révélé leur utilisation depuis le IXe siècle av. J.-C.! Sur quels critères la piété chrétienne s’est-elle basée pour déterminer que telle grotte, et non telle autre, fut le lieu de la naissance de Jésus? La réponse à cette question n’est connue qu’en partie.
Eusèbe de Césarée (vers 340) et S. Jérôme (331-420) racontent que l’empereur Hadrien, en 136, instaura le culte romain dans les lieux de culte juifs et chrétiens. C’est ainsi que la vénération de Tammuz-Adonis, dieu de la végétation, fut implantée dans une grotte à Bethléem. Quand Constantin voulut découvrir le souvenir de la naissance de Jésus, il n’eut qu’à démolir ce culte de Tammuz. Nous sommes ainsi assurés qu’au début du IIe siècle ap. J.-C., une grotte de Bethléem commémorait la naissance de Jésus. L’archéologie pourrait-elle confirmer ou infirmer une telle tradition?

     L’origine constantinienne de la Basilique de Bethléem est connue depuis longtemps, mais le plan nous échappait en partie. Des travaux dans le chœur et dans les grottes sous l’église (1962-1964) ont permis de compléter le plan.

     En 326, Constantin fait isoler la grotte de la nativité qu’il recouvre d’un bâtiment octogonal. C’est la forme classique du mausolée d’un grand personnage à l’époque byzantine. Des fragments importants de mosaïques ne laissent plus de doute sur cette forme. Au centre de l’octogone, une petite plate-forme donnait accès à une balustrade ronde, dont on vient de repérer de bons éléments, qui entourait une ouverture au-dessus de la grotte; le pèlerin pouvait donc la contempler sans y descendre, afin de la protéger d’une piété trop vorace! Un escalier à la jonction de l’octogone et de la basilique permettait au clergé d’y entrer : autre précision nouvellement confirmée. Ce monument octogonal fut détruit par les Samaritains en 529; en 540, Justinien le fit rebâtir sur un plan nouveau : trois absides reliées par des murs droits à angle, qui subsistent encore.

     La Basilique, devant l’octogone, ressemblait beaucoup à celle que Constantin fit bâtir devant le Saint-Sépulcre : bâtiment presque carré divisé en cinq nefs. Justinien, dans sa restauration, respectera ce plan.

     Un atrium à portiques donnait accès à la basilique. Les sondages ne nous permettent pas d’en établir les dimensions exactes. De cet atrium, on pouvait voir les mosaïques décorant le fronton de la basilique, illustrant la scène de la Nativité. Comme on avait coiffé les mages de couronnes persanes, Chrosroès, en 614, reconnut en eux des « frères »; aussi épargna-t-il ce monument. Omar, en 638, lors de la conquête arabe, y pria son Dieu : ce geste fit ainsi de ce lieu un objet de respect pour la tradition musulmane. C’est pourquoi la Basilique de Bethléem, dans son ensemble, reste celle de Constantin, restaurée par Justinien.

     L’archéologie vient de rafraîchir notre connaissance de ce plus vieux monument chrétien de Palestine. Mais cette science du passé ne peut pas nous dire : « c’est bien là qu’est né Jésus! » À ce sujet, nous ne dépendons que de témoignages littéraires remontant jusqu’à Hadrien; nous ne savons rien de neuf de l’an 136 à la naissance de Jésus, sauf que la grotte est bien située au milieu du village des époques israélite et romaine.

     

 

 

 

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